CRÉATION D’UN PÔLE DE SANTÉ DANS LE QUARTIER GRÂCE DE DIEU À CAEN

Le quartier de la Grâce de Dieu est classé en Zone franche urbaine (ZFU) et en Zone urbaine sensible (ZUS). Il est également inscrit en priorité 1 du CUCS et au Programme de réussite éducative (PRE) caennais. La population de ce quartier présente des signes de fragilité et de précarité : taux de chômage élevé, présence de nombreux logements HLM, une forte proportion de personnes âgées et de population peu diplômée. On y observe également des indicateurs sanitaires qui peuvent apparaître encore plus alarmants : une surmortalité prématurée des ouvriers et des chômeurs, un faible recours aux soins dentaires et souvent un retard de soins de premier recours pour des raisons financières. La vulnérabilité des jeunes y est également plus marquée, avec une augmentation des conduites addictives.

La réalisation d’un pôle santé libéral et ambulatoire est issue d’une réflexion menée sur le quartier depuis plusieurs années par les professionnels de santé (constitués en association), les acteurs de terrain et les habitants avec l’appui du Comité Régional d’Education à la Santé (CORES). Ce projet permet de développer une action de prévention de proximité, en s’appuyant sur des médecins impliqués, et une dynamique de quartier autour de la santé. D’abord destiné à accueillir (au rez-de-chaussée et au premier étage) des professionnels de santé tels que des médecins généralistes, des infirmières, des kinésithérapeutes, des dentistes, des orthophonistes, etc., le pôle abrite également la Maison des addictions (au deuxième étage). Par ailleurs, le bâtiment est équipé d’un bureau et d’une salle de réunion permettant de mener des actions de prévention pour et avec les habitants du quartier.

Les objectifs principaux de ce nouvel équipement sont les suivants : maintenir l’offre de soins de premier recours sur le quartier ; réduire les inégalités sociales et territoriales en matière de santé, améliorer l’accessibilité aux soins et à la prévention des personnes en situation précaire ; offrir aux professionnels de santé les moyens d’exercer dans des conditions optimales et organiser la coordination et la concertation entre ces derniers, mais aussi avec les travailleurs sociaux intervenant sur le quartier ; mettre en place des actions de prévention et d’éducation thérapeutique pour optimiser la prise en charge des patients.